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Marie-George Buffet. « Nous voulons faire émerger une gauche de courage »

À la veille de la réunion des premières conférences régionales du PCF, qui doivent se prononcer sur la proposition d’un Front de gauche pour les élections régionales de mars, la secrétaire nationale du Parti communiste répond à nos questions.

Comment jugez-vous l’accueil, chez les partenaires du Front de gauche, de l’offre nationale formulée par la direction du Parti communiste  ?

Marie-George Buffet. Notre offre est appréciée parce que, pour les femmes et les hommes de notre pays, pour les salariés, il y a urgence. Urgence face à la crise. Urgence d’une réponse ambitieuse à gauche. Pour construire cette alternative, nous ne voulons pas opposer une gauche à une autre mais rassembler la gauche pour faire gagner de grandes revendications populaires. Plus haut sera le score du Front de gauche, plus nous serons en capacité d’impulser des réformes ambitieuses dans les régions pour le peuple.

Cet objectif est-il partagé par l’ensemble des forces qui composent le Front de gauche  ?

Marie-George Buffet. Je crois que le Front de gauche doit être très clair sur les objectifs, très clair sur sa volonté de porter quelque chose de neuf à gauche pour battre la droite. Et toutes les forces parties prenantes du Front de gauche doivent être rassemblées. Si ce n’est pas le cas, nous ne parviendrons pas à créer une dynamique populaire à la hauteur des enjeux. Aujourd’hui, il n’émerge pas une gauche de courage pour porter des propositions alternatives au système libéral. La raison d’être du Front de gauche est précisément de faire renaître l’espoir de battre la droite dans le pays. Nous ne démordrons pas de cette idée.

Le PS a regretté ce choix, en souhaitant que le rassemblement le plus large s’opère…

Marie-George Buffet. Se rassembler, oui, mais sur quoi  ? Nous devons prendre à bras le corps la question d’un projet tournant résolument le dos aux politiques libérales. C’est le sens des ateliers que nous avons tenus. Ils ont montré des convergences mais aussi la persistance d’importants débats avec le PS. La vocation du Front de gauche est de rassembler la gauche sur la plus haute ambition pour les citoyens. Au second tour, nous nous rassemblerons, nous l’avons dit avec clarté, pour battre la droite et former des majorités pour porter nos propositions. Car, contrairement à Olivier Besancenot, nous ne pensons pas qu’il faut une «  bonne opposition de gauche  » dans les régions, mais bien de bonnes majorités de gauche.

Le NPA a salué des avancées «  positives  » dans l’offre du PCF, mais maintient sa position de refus de participer à des majorités régionales à gauche. Y a-t-il une ambiguïté dans l’offre formulée par le PCF  ?

Marie-George Buffet. L’offre nationale du PCF ne comporte aucune ambiguïté  : il s’agit pour nous de former des majorités de gauche, et de participer aux exécutifs régionaux. L’expérience montre que ce n’est pas la politique de la chaise vide qui fait avancer les choses, mais, au contraire, de pousser jusqu’au bout des propositions et de se battre pour qu’elles soient mises en œuvre pour que la vie change réellement.

Vers qui le Front de gauche peut-il s’élargir  ?

Marie-George Buffet. Nous avons tenu, je le disais, des ateliers avec l’ensemble des forces de gauche et du mouvement social, syndical, associatif. Nous proposons maintenant à ces hommes et à ces femmes en lutte de constituer un Front de gauche bien plus large qu’aux élections européennes. Nous voulons donner une vocation majoritaire à ce front, c’est-à-dire rassembler beaucoup plus de forces en s’adressant à toutes celles et ceux qui, à gauche, souhaitent définir ensemble les exigences que nous voulons porter aux élections.

N’y a-t-il pas un risque de brouillage si certaines régions optent pour un autre choix que le Front de gauche  ?

Marie-George Buffet. Non, car nous avons été très clairs. Cette proposition tient compte du fait que les forces disponibles existent dans les régions pour la faire vivre, et que les conditions en sont créées. Je fais confiance à l’intelligence et à l’esprit de responsabilité des communistes pour prendre leurs décisions. Ce choix sera partout respectable, et j’insiste sur ce point, car partout les camarades ont à cœur de battre la droite, de faire en sorte que la gauche bouge et d’obtenir le maximum d’élus pour cela, notamment d’élus communistes.

Des noms circulent sur les têtes de listes, en Île-de-France en particulier…

Marie-George Buffet. Un débat démocratique est engagé chez les communistes dans leurs conférences régionales. Les candidatures vont se débattre dans les semaines qui viennent. Puis chaque adhérent sera appelé à voter. En Île-de-France, Pierre Laurent et Patrick Braouezec ont dit leur disponibilité. Nous souhaitons des candidatures les plus représentatives et les plus rassembleuses pour créer une grande dynamique populaire et atteindre nos objectifs.
Entretien réalisé par Sébastien Crépel
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Menaces sur les adultes-relais...

La députée PS Monique Iborra a dénoncé, à l’Assemblée nationale, une récente circulaire du secrétariat d’État à la Ville qui « limite la possibilité de recruter des adultes-relais » dans les quartiers sensibles. « Mieux vaut s’occuper de l’emploi que de décréter le couvre-feu dans ces quartiers », a dit la députée de Haute-Garonne durant la discussion budgétaire sur les crédits 2010 de la politique de l’emploi. Brice Hortefeux a lancé mardi l’idée d’un couvre-feu ciblé sur des « mineurs délinquants » de moins de treize ans, une suggestion que policiers et magistrats jugent « inapplicable ».
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Quand l’Élysée pilote la casse de PTPM

Dans un courrier aux syndicalistes de l’équipementier automobile PTPM, le chef de cabinet de Nicolas Sarkozy avalise la fermeture des usines françaises et la délocalisation....

http://www.humanite.fr/2009-11-06_Politique-_-Social-Economie_Quand-l-Elysee-pilote-la-casse-de-PTPM
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PTPM « Il faut que les Bouches s’ouvrent à l’assemblée »

Maire PCF de Mutigny, un petit village voisin d’Ay où est implantée l’usine PTPM, et vice-président de la communauté de communes de la grande vallée de la Marne, Bernard Beaulieu ne décolère pas. Dès le printemps, il s’est rangé aux côtés des 129 salariés menacés par le projet de fermeture.

« Nicolas Sarkozy fait exactement le contraire de ce qu’il prétendait faire, s’étrangle-t-il, et on n’entend pas la gauche. Il faut que les bouches s’ouvrent 
à l’Assemblée nationale. Je n’arrive pas accepter qu’on utilise notre argent pour délocaliser et affaiblir un peu plus notre balance commerciale comme notre tissu industriel. »
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Avis de l’autorité de la concurrence
Aller plus loin dans la casse de la SNCF et des transports publics !

L’Avis de l’Autorité de la concurrence met en cause la gestion par la SNCF des gares. L’opérateur historique ne garantirait pas un traitement équitable de tous les opérateurs ferroviaires. De même, le gardien du libéralisme estime que les Autorités organisatrices de transports urbain doivent engager une réflexion sur l’allotissement de leurs appels d’offres, il faudrait également qu’elles puissent faire jouer la concurrence à tout moment et pas seulement au moment du renouvellement du marché.

La loi d’airain de la concurrence libre et non faussée doit s’appliquer aux gares :...
http://www.elunet.org/spip.php?article11827

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Site éphémère,
au présent vindicatif