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Un groupe sud-coréen à l’abordage d’Aker Yards
Construction Navale. STX Shipbuilding détient depuis hier près de 90 % des ex-Chantiers de l’Atlantique.

La bataille navale continue autour des installations de Saint-Nazaire et de Lorient. Comme attendu après l’accord signé le 12 juin avec l’Etat français, STX Shipbuilding a fait savoir hier qu’il contrôle 88.37 % du scandinave Aker Yards, maison-mère des ex-Chantiers de l’Atlantique (détenu à 75 % par Aker Yards et à 25 % par Alstom). STX profite de la troisième perte trimestrielle d’affilée (16.9 millions d’euros annoncés le 8 août) pour acquérir Aker Yards au prix de 63 couronnes par action, contre 97 couronnes lors de l’achat de la première part de 40 %.

Le groupe sud-coréen, qui envisage aussi de s’offrir Daewoo, espère ainsi devenir le numéro un mondial du secteur. La branche française sera quant à elle rebaptisée STX France Cruise SA et se focalisera sur les navires de croisière et de défense.

Le 12 juin, Matignon et STX Shipbuilding ont conclu un accord. STX avait obtenu l’autorisation de l’Etat, indispensable lors de la prise de contrôle d’une entreprise stratégique par une société étrangère. Cet accord prévoit l’entrée de Paris dans Aker Yards France à hauteur de 9 %.

Ajoutée aux 25 % encore détenus par Alstom et sur lesquels l’Etat aura un droit de préemption, cette part donnera à la France une minorité de blocage (34 %) sur le site.

Selon le gouvernement, STX s’est engagé à ne pas concurrencer à l’étranger les paquebots, coeur de métier des chantiers de Saint-Nazaire, et ce pendant 18 mois. Paris garderait aussi un droit de veto sur les partenariats, les augmentation de capital, les gros investissements ou une éventuelle réduction de capacité des chantiers.

Ces garanties sont loin de convaincre les syndicats, échaudés par les ventes et les rachats en série depuis la cession des Chantiers de l’Atlantique en 2006. « Cet accord, tout le monde en parle mais aucune instance représentative ne l’a vu, déplore Christian Duval de l’UL CGT de Saint-Nazaire.

Quel est l’objectif final de STX ? On nous parle de transfert de savoir-faire mais c’est une opération purement financière. » Au-delà, beaucoup s’interrogent sur le danger de confier à des actionnaires conccurents la gouvernance de pans entiers de l’industrie européenne. Que pourrait faire l’Etat français si le futur leader mondial de la construction navale décidait de ne pas respecter ses engagements ?
Mehdi Fikri
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Expulsés manu militari et à grands frais au Kosovo
Solidarité . À Pau, après le renvoi express de la famille Sylejmani, les parents témoignent et les soutiens s’indignent.

Le jeudi 7 août à 6 heures du matin, la famille Sylejmani, qui compte trois enfants de cinq, huit et dix ans, est interpellée à son domicile de Pau (Pyrénées-Atlantiques) et expulsée, le jour même, vers Pristina (Kosovo). Une chaîne de solidarité se met en place après la publication de l’affaire dans plusieurs journaux, au point que deux étudiants en partance pour le Kosovo se proposent de contacter les Sylejmani et de recueillir leur témoignage. Il est édifiant. « Je n’ai pas pu prendre les médicaments d’Albin, mon fils de quatre ans. Je n’ai pas pu prendre mon sac contenant nos papiers et des bijoux », déclare entre autres Kirimane, la mère de famille.

Les associations scandalisées

À cela, les parents ajoutent qu’il ne leur a pas été permis d’aller aux toilettes ou de manger jusqu’à 14 heures, arrivée à Pristina. Les associations et les élus palois qui les soutiennent sont scandalisés. « L’esprit républicain n’a pas été respecté », s’insurge Olivier Dartigolles, élu communiste et parrain républicain d’Albin, le benjamin de la famille.

Mais, surtout, observateurs et militants sont estomaqués par la rapidité d’exécution de l’ordre d’expulsion, et par les moyens déployés pour mener l’opération à bien. Des interrogations émergent quant aux importants moyens mis en oeuvre pour expulser la famille.

Les Sylejmani ont en effet été raccompagnés à Pristina, encadrés par cinq policiers dans un avion, spécialement affrété par la police de l’air et des frontières. Il reste encore un recours juridique à la famille, prévu pour le 25 septembre, malgré l’échec de leur demande d’asile. « Avant, une sorte de jurisprudence impliquait que les familles soient sur le territoire jusqu’à la fin des procédures. Le plus souvent, le passage par un centre de rétention avant leur départ permet d’organiser leurs derniers droits », explique l’élu palois. Ici, la mesure a été expéditive mais « tout à fait légale », comme l’a souligné la préfecture des Pyrénées-Atlantiques.

Une table ronde sera organisée

Les soutiens de la famille ne veulent pas baisser les bras. Olivier Dartigolles souhaite déposer un dossier pour prouver la volonté d’intégration de la famille, par le travail et l’école. Afrim, le père, bénéficiait en effet d’une promesse d’embauche en CDI dans le bâtiment, secteur qui plus est sous tension. Les trois enfants étaient scolarisés à l’école Gaston-Phoebus à Pau, où tous se mobilisent pour les soutenir. « Grâce au rapport de forces médiatique et militant, la préfecture est à présent obligée de nous écouter.

Une table ronde avec le préfet va être organisée pour discuter de la situation des familles expulsées ou menacées de l’être. Les Sylejmani sont la deuxième famille arrêtée en deux semaines dans le département. Une troisième est à présent sur la sellette », souligne-t-il.
Alice Cloiseau
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Le Vénézuela nationalise le ciment

Lancé par le président Hugo Chavez au mois d’avril, le processus de nationalisation des filiales locales des cimentiers étrangers présents au Venezuela a abouti, lundi 18 août, avec la signature d’un accord plaçant sous le contrôle de l’Etat vénézuélien la majeure partie de la production cimentière étrangère. En vertu de cet accord, Caracas versera 267 millions de dollars (181 millions d’euros) à Lafarge pour acquérir 89 % de sa filiale, le groupe français conservant 5 %. Le solde, soit 6 %, reste en Bourse.

Le gouvernement vénézuélien s’est également mis d’accord avec le suisse Holcim, qui cède 85 % de sa filiale pour 552 millions de dollars (377 millions d’euros) et en conservera 15 %. Aucun accord n’a en revanche pu être trouvé avec le cimentier mexicain Cemex, qui se trouvera donc exproprié, a annoncé lundi soir à la presse le ministre de l’énergie et du pétrole, Rafael Ramirez.

Dans la foulée de cette déclaration, des officiels accompagnés par des hommes de la garde nationale ont pris position dans plusieurs usines du géant mexicain, alors qu’un décret de Hugo Chavez officialisant l’expropriation était attendu mardi. Selon des sources proches du dossier, Cemex aurait réclamé une compensation jugée trop importante par le Venezuela.

Début avril, Caracas avait annoncé qu’il entendait prendre le contrôle d’au moins 60 % des cimentiers du pays. Cemex assure à lui seul 50 % de la production de ciment au Venezuela, Lafarge et Holcim en assurant à eux deux le reste.

Après la nationalisation, ces derniers mois, des groupes de télécommunication, d’électricité et de pétrole, le président Chavez a qualifié cette nouvelle offensive contre la présence d’entreprises étrangères sur le sol vénézuélien de "nouveau pas vers le socialisme".
Le Monde
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Nous publions ici une interview du député européen Giulietto Chiesa pour le quotidien communiste italien Liberazione dans laquelle il revient sur les évènements en Ossétie du Sud.

Chiesa nous présente une analyse radicalement différente de la propagande délivrée par les grands médias en France et dans autres pays atlantistes. En effet pour lui, ce conflit s’inscrit dans une logique de tension entre les USA et la Russie, au travers des pays de l’ex-URSS devenus têtes de ponts pour l’OTAN.

Giulietto Chiesa invite les Européens à se démarquer de la stratégie de guerre perpétuelle engagée par les Etats-Unis pour l’hégémonie militaire mondiale, qui s’est accélérée depuis les évènements du 11 septembre 2001. Saakashvili a commis une grave erreur politique

La suite : http://news.reopen911.info/
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