Des réfugiés géorgiens expulsés par charter
Des enfants et des malades... La liste des quatorze Géorgiens expulsés mardi matin par avion spécial fait froid dans le dos : six mineurs, âgés de un à douze ans, scolarisés en France, une femme enceinte, deux personnes atteintes de pathologies graves et une affectée de troubles psychiatriques....
http://www.laissezpasser.info/
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"Délit de solidarité" : de la prison avec sursis pour une épicière
l tribunal correctionnel de Mulhouse a condamné à un mois de prison avec sursis une épicière pour aide à séjour irrégulier et travail dissimulé, a-t-on appris, vendredi 6 novembre, auprès de l'avocat de celle-ci.
LA PROMESSE DE BESSON
"Il ne travaillait pas chez moi", a indiqué Mme Celebi, jeudi lors de l'audience où elle était soutenue par le "comité Comut", qui réunit des représentants locaux de la Ligue des droits de l'homme, de RSF 68, de la Cimade ainsi que du PCF et du NPA d'Olivier Besancenot. Selon le journal L'Humanité, ce militant du Parti communiste marxiste-léniniste de Turquie a été condamné à mort, en 1996, dans son pays, une peine commuée depuis en réclusion à perpétuité....
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/11/06/delit-de-solidarite-de-la-prison-avec-sursis-pour-une-epiciere_1263938_3224.html
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A lire
La Planète des migrants / Jacques Barou.
On réduit trop souvent la question de l’immigration à ce qui en est dit en France dans le débat politique. Ce livre aborde le sujet de façon beaucoup plus large, à l’échelle des cinq continents. Il montre que depuis deux siècles, les migrations sont devenues un phénomène structurel très important qui contribue à la production économique et à la mondialisation des échanges.
Elles influencent aussi les relations internationales entre États. On peut s’attendre à un accroissement des flux migratoires, donnant naissance à des diasporas gardant des relations régulières avec les pays d’origine.
L’ouvrage présente un panorama précis des flux migratoires. Il explique les raisons des départs : pourquoi quitter son pays pour aller en terre inconnue, loin de ses racines ? Quelles sont les caractéristiques sociales de ceux qui partent ?
Il cherche ensuite à comprendre ce qui se passe pour les migrants dans les pays d’accueil : Comment se fait – ou ne se fait pas – l’intégration des nouvelles populations ? Quelles sont les caractéristiques de ces pays ?
Jacques Barou dresse aussi un bilan, montrant que les pays pauvres, exportateurs de main-d’œuvre bon marché, ne profitent que marginalement du phénomène : c’est rarement pour eux un facteur de développement. Les migrations semblent donc contribuer à l’accroissement des écarts entre pays riches, qui peuvent en faire un atout, et pays pauvres qui n’en tirent que de maigres profits.
Commander le livre
Laboratoire du CNRS : PACTE
http://www.pug.fr/titre.asp?Num=998
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Jean-Michel Besnier, Réclamer l’identité, c’est se faire complice du policier qui réclame au poète ses papiers
Professeur de philosophie à l’université paris-sorbonne (paris-iv).
Le lancement du grand débat sur l’identité nationale parviendra-t-il à dissimuler la régression intellectuelle dont il est
le produit ?
Chez nombre
de philosophes, le principe d’identité (A = A) équivaut à la négation du mouvement et, finalement, à la mort. S’il exprime la stabilité, c’est au prix d’une liquidation des différences qui sont
la source vive de ce qui existe.
Réclamer l’identité, c’est se faire complice du policier qui réclame au poète ses papiers. Adorno comparait les idéalistes obsédés d’enfermer toutes choses dans leurs concepts à des cannibales qui dévorent ceux qui affichent une altérité. Les systèmes philosophiques n’ont d’autre vertu qu’inclure l’autre de force.
Rien d’étonnant si l’exigence d’identité
a rencontré le fascisme : elle impose, disait Sartre, l’obligation d’appartenir à une essence considérée comme immuable – celle que traduisent
la naissance, le sexe, la race,
la nationalité…
Voilà pourtant que nous assistons au retour des vieux démons qui réclament des frontières pour garantir les identités. Des frontières que les progrès de l’intelligence n’ont cessé d’inciter à franchir.
Regardez comment les scientifiques s’emploient à prouver combien le métissage de leurs disciplines est solidaire de la compréhension des phénomènes complexes. Voyez comment les biologistes montrent que le vivant évolue seulement parce qu’il franchit la frontière des espèces.
Quelle belle leçon ils nous donnent lorsqu’ils révèlent que le gène abrite moins l’identité à venir de l’organisme que des possibilités susceptibles de s’actualiser en fonction de son histoire individuelle et de l’environnement !
Même les psychologues reconnaissent que
la conscience et le sentiment d’identité personnelle procèdent de préjugés cartésiens d’un autre âge. De ce fait, ils n’offrent guère de résistance à l’idée que chacun construit son identité sur la base de l’histoire qu’il se raconte à lui-même sur lui-même.
Une idée d’autant plus émancipatrice qu’elle exclut
qu’on fasse de cette identité la substance
de l’humain.
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La LDH lance une campagne
« pour les libertés et les droits »
Parce que « le décalage se creuse entre la société civile
et le monde politique », parce qu’« il faut arrêter de jouer les infirmiers mais prendre les devants », la Ligue
des droits de l’homme lance une campagne de trois mois pour « passer aux propositions concrètes ».
Elle demande donc à ses 8 500 adhérents et à ses 300 sections
de se mobiliser sur les questions de la démocratie,
des droits des étrangers, de l’exclusion sociale,
de la gestion policière et de la société de surveillance.
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« La révision générale des politiques publiques m’a tuée »
Le 15 septembre 2009, Catherine Kokoszka, directrice départementale de la protection judiciaire
de la jeunesse, tentait de mettre fin à ses jours
en sautant par la fenêtre de l’institution qu’elle dirige. Dans un texte repris hier par le Monde, elle revient
sur son geste qu’elle impute principalement
à l’évolution de la PJJ, « une administration
en pleine mutation ». « J’ai failli mourir
de la surdité d’une institution qui n’entendait pas
que tout allait trop vite », écrit-elle. Suite
à son geste, de nombreux cadres de la PJJ ont témoigné de leur angoisse face à cette restructuration.
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Les magistrats toujours inquiets
de la réforme de la justice
Les pistes avancées par Michelle Alliot-Marie n’ont
pas suffi à rassurer les magistrats sur la tournure
que va prendre la réforme de la justice
avec la suppression du juge d’instruction. La garde
des Sceaux n’exclut pas « un renforcement
des compétences du futur juge de l’enquête
et des libertés, amené à remplacer le juge d’instruction ». « Pas suffisant », pour l’Union syndicale des magistrats.
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En Italie, Solie Lautsi, Mère Courage en lutte contre le crucifix
Elle a mis en émoi l’Italie et toute l’Europe catholique. Solie Lautsi n’est qu’une simple mère de famille. En se lançant dans une bataille judiciaire pour protéger ses enfants, elle est à l’origine de la condamnation de l’Italie par la Cour européenne des droits de l’homme pour la présence de crucifix dans les salles de classe.
À l’unanimité, les sept juges de la Cour ont estimé mardi que ces crucifix étaient contraires au droit des parents à éduquer leurs enfants selon leurs convictions et au droit des enfants à la liberté religieuse, donnant raison à la ténacité de Solie Lautsi.
Cette Italienne d’origine finlandaise s’est lancée dans cette bataille en 2001, quand elle a découvert que les classes de ses deux enfants, dans l’école publique d’Abano Terme en Vénétie, étaient ornées de crucifix.
Exprimant sa réprobation, elle a alors demandé que ces symboles religieux soient retirés, arguant qu’un arrêt de la Cour de cassation avait jugé leur présence dans les bureaux de vote contraire à la laïcité de l’État. Mais les choses ne sont pas si simples en Italie. Si en principe le catholicisme n’est plus la religion officielle depuis 1984, dans les faits, l’ordonnance adoptée sous le fascisme obligeant les écoles à doter leurs classes de crucifix n’a jamais été abrogée.
Face à la résistance du directeur de l’école, la jeune mère, membre de l’Union des athées et agnostiques rationalistes, fait appel à la justice. Cour constitutionnelle, tribunal administratif, l’affaire des crucifix est montée jusqu’au Conseil d’État, qui en 2006 a rejeté la plainte, arguant que la croix était devenue une des valeurs laïques de la Constitution italienne.
La décision de la Cour européenne a suscité un flot de condamnations de la part de l’Église et des conservateurs européens, mais elle a donné raison au combat de la mère de famille.
Camille Bauer