Confusion autour du retrait russe
Géorgie . À l’instar de Washington, Berlin et Paris haussent le ton envers le Kremlin, qui annonce avoir engagé son repli. Le conflit ranime les dissensions au sein du pouvoir ukrainien.…les dommages collatéraux
En attendant, le conflit entre la Russie et la Géorgie a provoqué des dommages collatéraux en Ukraine : hier, le président, Viktor Iouchtchenko a accusé son premier ministre, l’ancienne égérie de la Révolution orange, Ioulia Timonchenko, de « haute trahison » à propos de la Géorgie.
« Les agissements du premier ministre actuel portent les marques de haute trahison et de corruption politique », a affirmé dans un communiqué le chef adjoint de l’administration présidentielle, Andri Kyslynsky. « Nous avons déjà indiqué avoir des informations sur le travail systématique de Ioulia Timochenko pour les intérêts de la partie russe », a-t-il ajouté.
Lors d’une réunion du Conseil de sécurité ukrainien, Timochenko s’est abstenue lors du vote en faveur d’une mesure restreignant les mouvements de la flotte russe de la mer Noire, basée en Crimée, dans le sud de l’Ukraine.
Hassane Zerrouky
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Le Népal se dote d’un premier ministre
Katmandou . L’ancien chef maoïste Prachanda a été investi comme premier chef de gouvernement du régime républicain instauré le 28 mai.
Pushpa Kamal Dahal, dit Prachanda, ancien chef de la rébellion maoïste, a été investi hier premier ministre de la République du Népal, après avoir été élu à ce poste vendredi par une assemblée constituante, dominée par les élus de son parti. Il devient le premier chef de gouvernement du régime républicain, instauré le 28 mai dernier, après deux cents ans de monarchie. « Je resterai fidèle (…) à mes concitoyens et je promets, au nom du peuple, de rester fidèle à la nation souveraine du Népal », a-t-il dit lors de son serment.
Depuis des mois, les partis politiques qui s’étaient unis contre le roi ne parvenaient pas à s’entendre sur la composition du gouvernement. Le Congrès, en particulier, exigeait qu’on lui confie les deux portefeuilles les plus névralgiques - l’Intérieur et de la Défense. Prachanda a discuté avec les 24 partis représentés à l’assemblée constituante afin de résoudre l’impasse politique.
À défaut d’entente sur un programme de gouvernement, l’élection du premier ministre a eu lieu à l’assemblée constituante comme l’autorise la Constitution intérimaire. Les maoïstes ont finalement trouvé un accord avec le Parti communiste du Népal marxiste-léniniste unifié (UML) et avec une formation d’une minorité ethnique du Sud, le Madheshi Janaadhikar Forum.
Le nouveau gouvernement devrait compter 24 ministres, dont 9 du PCN (maoïste), 6 de l’UML et 4 du parti séparatiste. Les maoïstes, qui avaient fait campagne en faveur de l’élimination des rapports féodaux, d’une réforme agraire et de la fin de la domination étrangère au Népal, avaient largement remporté les législatives au détriment de l’ex-parti dominant, le Congrès népalais, qui reste dans l’opposition.
D. B.
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Les défis du président du Paraguay
Asunción . Fernando Lugo prend ses fonctions dans un pays socialement dévasté.
Le 15 août, Fernando Lugo a pris ses fonctions de président du Paraguay. Élu avec 42 % des voix, l’évêque, mis en disponibilité par le Vatican, a tourné la page à plus de soixante ans de domination du Parti Colorado, comprenant les quarante ans de dictature d’Alfredo Stroessner. Sa victoire a éveillé les espoirs d’un peuple dont 30 % vit en état de pauvreté et d’un pays dont le partage de la richesse est des plus inégaux.
Le programme de Tekoyoya, formé d’associations sociales et soutenu par les formations de gauche et le Parti libéral, comprend deux axes : la lutte contre la pauvreté et la réforme agraire. Ce dernier point, vital dans un pays sous-industrialisé, se révèle problématique : 90 % des terres appartiennent à 500 familles et sociétés étrangères.
Elles les consacrent à l’élevage et à la culture du soja transgénique (60 % des surfaces), quand les petits propriétaires, représentant 350 000 familles, n’en possèdent que 10 %.
Fernando Lugo doit faire face aussi à un Congrès dominé par les « Colorados ». Et son cabinet compte une majorité de ministres et de fonctionnaires de pure extraction libérale. L’éradication de la violence contre les dirigeants syndicaux et ruraux, dont une centaine ont été assassinés depuis la chute de la dictature, en 1989, et celle de la contrebande sont autant de défis. Jusque dans les rangs de la présidence, des doutes persistent quant à sa volonté de relever le gant tant la marge de manoeuvre paraît limitée.
À gauche, on l’exhorte à s’appuyer sur le peuple qui vota pour des changements radicaux, prenant pour exemple la Bolivie, le Venezuela et l’Équateur, dont les présidents sont des alliés. Fernando Lugo saura-t-il justifier son surnom d’« évêque des pauvres » dans ce contexte local hostile ?
Gérard Devienne
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Evo Morales ou le triomphe silencieux
KAYNAK Emrah
Le président bolivien a remis en jeu son mandat présidentiel lors d’un referendum révocatoire pour contrer les velléités séparatistes et consolider son programme socio-économique.
Sa très large victoire (63% en sa faveur) n’a eu qu’un faible écho dans le monde ; on n’ose imaginer de quelle façon une défaite aurait été tambourinée. Aussitôt la victoire confirmée, Evo a déclaré au grand dam de ses opposants politiques qu’il poursuivrait et approfondirait ses réformes.
La polarisation sociale suit en Bolivie la ligne de démarcation ethnique. Depuis toujours, les pouvoirs politiques et économiques sont concentrés dans les mains d'une minorité blanche installée dans les départements de l'est riches en hydrocarbures.
Les nationalisations et la réforme agraire misent en oeuvre par le MAS (Movimiento Al Socialismo) qui visent à corriger cette anormalité cristallisent les antagonismes sociaux.
Les indigènes sont sortis de la torpeur et de la passiveté qu'on leur attribue pour prendre leur destin collectif en main. Au vrai la lutte populaire ne date pas d'aujourd'hui.
Des insurrections des mineurs, en passant par la guérilla du Che jusqu'aux luttes syndicales des cocaleros, il y a une continuité qu'Evo Morales lui-même revendique. La Bolivie est traversée (...)
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http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7023
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Des indigènes Amazoniens du Pérou occupent depuis le 11 août des installations pétrolières, gazières et hydro-électriques, au nom de la protection de l'environnement.
Une mobilisation qui provoque la colère du gouvernement, qui menace d'envoyer l'armée pour les déloger.
A l'origine de ces actions, une loi issue d'un accord de libre-échange avec les Etats-Unis, qui facilite l'achat de terres indigènes pour les grandes entreprises.
http://www.dailymotion.com/video/k1x0WnzJU6B7I0JI52
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